ANALYSE Voilà
ce qu'on entendait sur Skyrock, le 12 juin 2001, à 21h14
: un auditeur : "elle a le vagin un petit peu étroit".
21h22 : Difool lit un message arrivé par Internet : "Faut
lui bourrer la chatte de vaseline" "Sinon t'y vas avec un
cric" ajoute Romano : "Tu lui mets un coup de couteau". |
AUTRES |
DESCRIPTION Une femme sert de cible à unlancer de couteaux. Elles a les yeux grimés de noir etles lèvres blanches qui renforcent l'idée de la mortqui la menace. Elle porte un caracco à lacets et un pantalon très serré également rouges. Il y a un motif d'étoile etunrideau derrière elle rouges également. Il y a des couteaux tout autour d'elle, notamment de chaque côté de la taille et entre les jambes qu'elle tient écartées. |
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![]() "Roselyne et les lions", film de Jean-Jacques Benneix. |
Pour un numéro de cirque, une jeune femme se livre en pâture à un lion qui doit venir prendre une rose sur sa poitrine ! |
Patrice
Leconte : "Dans ce film, par exemple, la scène du lancer de couteaux
[...] est une scène érotique. C'est exactement
comme s'ils faisaient l'amour. Je suggère. [...] c'est beaucoup
plus troublant, plus original et plus porteur d'émotions, de fantasmes,
d'imagination, de toutes ces choses que j'aime passionnément au cinéma.
Imaginons que Gabor et Adèle soient tombés dans les bras l'un de l'autre
[...] et fassent l'amour parce qu'ils en ont trop envie... Comment
aurais-je pu montrer ça? J'aurais été [...] le 250e cinéaste
à filmer des gens qui font l'amour alors que là,
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![]() le fait que Gabor et Adèle se lancent le couteau et éprouvent du plaisir, c'est forcément plus original." |
DESCRIPTION |
ANALYSE La femme doit être très jeune, ou bien c'est un specimen particulièrement menu. Son exhibition nourrit les complexes des femmes. Sa présence est totalement insolite et n'a pour fonction que de racoler le client. L'"émotion" sucité par l'activité pratiquée dans un bowling est comparée à l'éveil érotique. On rappelle une fois de plus que l'érotisme ne passe que par les fesses d'une femme vue de dos donton ne voit pas le visage et qui n'exerce aucune autre action que de se livrer au regard de l'homme. On estime celui-ci assez dupe pour croire qu'il va trouver ce type de jeune femme au bowling, qui plusest dans cette tenue. |
DESCRIPTION Une femme à genoux sur un lit porte un homme nu inconscient dans ses bras. Elle nous regarde en penchant la tête. Le fond est noir en dehors d'appliques de chaque côté du lit. Les draps sont blancs, et recouvre l'homme au niveau de ses hanches. Sa main est posée paume ouverte au premier plan. |
ANALYSE La pose reprend une scène biblique. Il s'agit de Marie-Madelaine et du Christ revu et corrigé par Kookaï. Dans les précédentes campagnes les filles réduisaient les hommes à des punching-ball. Ici, elle l'a peut-être tué - ou épuisé sexuellement (puisqu'ils sont sur unlit défait). La récupération des valeurs chrétiennes dans un but mercantile a un effet blasphématoire. Le procédé aurait pu se justifier par une démarche subversive, mais ici, la tournure en dérision de notions sacrées aux yeux de certains, produit un certain malaise. |
AUTRES "Les kookaiettes font dans la référence religieuse, j'ai reconnu une des filles en Piéta et je soupçonne les autres d'être aussi des décalcomanies d'uvres d'art. Créatifs, qu'ils se disent! La brave Marie étant la mère de Jésus, les kookaiettes sont les mères des beaux jeunes gens morts dans leurs bras. Ce n'est pas une question, c'est une constatation. Nous avons donc une jeune mère qui tient dans ses bras son fils tout aussi jeune qu'elle, mort. Ces références visuelles me semblent déplacées. A vous !" Marie-Ange Filippi, Paris |
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DESCRIPTION |
ANALYSE |
AUTRES |
DESCRIPTION |
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DESCRIPTION |
ANALYSE |
AUTRES |
lameute.org.free.fr : |
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"La campagne actuelle de Perrier, à mon sens, est l'illustration frappante de l'humain [...] objectivé pour être marchandisé, même si, dans l'apparence et dans l'apparence seulement, ce sont les femmes qui "trinquent" plus souvent que les hommes. Dans cette campagne, l'objectivation est de nature sexuelle. Elle montre que l'objet construit par la pub est "démontable" et réductible à un seul de ses éléments, en l'occurrence les seins et les fesses pour les femmes et le ventre/bas du ventre pour les hommes. Cette campagne montre un autre aspect de la question : elle révèle l'hypocrisie de la pensée/morale dominante à l'égard de la sexualité puisqu'elle est plus allusive pour les hommes que pour les femmes. Quand on sait que le milieu de la publicité est largement dominé par les hommes [...], on mesure le degré d'aliénation des hommes ou, plus exactement, l'immense travail qu'il reste à accomplir pour qu'ils prennent conscience de l'aliénation dont ils sont victimes en tant qu'humains d'abord, en tant qu'hommes ensuite. En effet, s'ils n'ont aucun scrupule à "afficher" les différentes composantes sexuelles de l'objet "femme", en revanche ils sont plus "timorés" en ce qui concerne les éléments sexuels de l'objet "homme".... La libération sexuelle des hommes reste encore à faire. A l'égard des femmes, bien sûr, mais à leur propre égard aussi (et, sans doute, d'abord, sachant qu'il ne peut y avoir de "saines" relations à l'autre quand on n'a pas de "saines" relations à soi-même !)". Jean-Charles CABANEL
"Que vois-je en rentrant chez moi? une pub pour Perrier. Les petites bulles qui montent au cerveau des créatifs ont encore frappé. Le buste bronzé d'une bimbo portant un haut de bikini. Les fameux petits triangles étant en fourrure échevelée. L'été va être chaud avec Perrier, c'est le slogan. Encore tout en finesse. Je sens que je vais faire une retraite en Antarctique" Caroline Elissagaray
"Une paire de fesses féminines bien bronzées, portant un string "en polaire"(c'est indiqué par écrit), et au niveau des fesses, une main tient une bouteille de Perrier. La bouteille (phallique) se trouve ainsi juste à côté des fesses". Isabelle Marie |
"Monsieur le Directeur, Je voudrais vous faire part de mon étonnement et de ma grande déception face à la campagne de publicité que vous avez lancée cet été [...]. En effet, comparées à la créativité et à la force visuelle de votre campagne de l'année dernière [...], les affiches que vous avez choisies pour promouvoir votre produit cet été sont, permettez-moi de vous le dire très sincèrement, non seulement d'une totale indigence sur le plan de la créativité (contenu faible, imaginaire nul, pauvreté des visuels) mais font appel de surcroît à une vulgarité de pensée et un sexisme qui ne valorisent en rien l'eau minérale Perrier. En effet, associer des fesses de femme en gros plan, un soutien-gorge ou un slip de bain masculin n'ont pour moi comme seul objectif avoué que de conforter l'homme français dans son machisme de base, qui ne semble pouvoir envisager les femmes autrement que comme des objets de convoitise sexuelle. Par ailleurs, plaisanter dans le même temps sur le terrible problème écologique du réchauffement de la planète me semble non seulement inepte, mais de particulièrement mauvais goût. Avez-vous des enfants, des adolescentes, des femmes autour de vous? Pensez-vous que cela leur soit agréable de voir sans cesse exhiber le corps féminin dans toutes les postures et les tenues possibles ? Ne croyez-vous pas que des publicités de cette sorte, associées à toutes les autres du même acabit, plus ou moins vulgaires, plus ou moins racoleuses, ne contribuent pas au contraire à rendre ce monde encore plus dangereux pour elles? Et croyez-vous que tous les hommes se reconnaissent dans cette pitoyable vision du primitif obsédé par le sexe ? En tout cas, pour moi et pour toutes les femmes qui se sentent agressées et méprisées par cette façon d'envisager la publicité comme un renforcement du sexisme et de l'inégalité entre hommes et femmes dont nous souffrons déjà au quotidien, je voulais simplement vous dire que le slogan qui sera pour nous désormais associé à votre marque c'est : "Perrier, la pub qui communique en-dessous de la ceinture." En espérant que vous saurez à l'avenir trouver des visuels plus créatifs et novateurs pour votre marque, je vous prie, Monsieur le Directeur, de recevoir mes salutations distinguées". Marie-Ange Filippi à Richard GIRARDOT Société Perrier Vittel France, 20 rue Rouget de Lisle 92130 Issy Les Moulineaux.
"Trois visuels différents qui tournent autour du thème récurent "notre produit rafraîchit tellement que vous devrez vous habiller en conséquence". Et les pubs de montrer des maillots de bain en fourrure, en laine polaire etc.. Tout ceci assorti du message "refroidissement de la planète", d'autant plus désolant qu'il s'amuse d'un thème écologique majeur. Si deux des visuels [...] sont critiquables, c'est le dernier qui écoeure le plus: 90% de l'affiche est en effet occupée par une paire de fesses à peine recouverte d'un minuscule string, c'est tout juste s'il reste la place pour montrer le produit et le slogan! Imaginez maintenant les 'paysages' de banlieue parisienne, uniformes et glauques, maintenant submergés de paires de fesses géantes inévitables! Bref, j'ai trouvé ces affiches vulgaires, sans émotions, le corps humain montré comme de la viande, et racoleuses, quel rapport avec le produit?" Martin Prunières
"Un
string en laine polaire, il fallait y penser! et avoir vraiment le nez
dessus pour s'en rendre compte à l'arrière des bus! Décidément l'humour
masculin..." |
"Monsieur le Président, Depuis quelques semaines je vois circuler dans ma ville (Toulon) des bus avec, à l'arrière, une affiche publicitaire vantant les mérites de votre eau à bulles. A priori, rien à dire. Sauf que cette publicité a pour support, si j'ose dire, un cul féminin "vêtu" d'un string. La question que je me pose est donc de savoir le rapport entre ce cul et l'eau à bulles... Doit-on y voir la promesse d'un été sexuellement pétillant? Un effet aphrodisiaque de cette eau miraculeuse? L'augure de conquêtes faciles - pour la gent masculine s'entend? J'avoue hésiter à cocher la bonne réponse. Et face à un tel dilemme, une seule solution : boycotter l'achat d'un produit dont la campagne publicitaire brouille à ce point le message qu'elle prétend véhiculer. Une chose pourtant est claire: vous vous servez du corps féminin en portant atteinte à sa dignité et en le considérant comme un objet à des fins commerciales. Croyez bien que nombreuses sont les femmes - et nombreux les hommes que ce genre de publicité fait passer pour des obsédés sexuels - qui s'indignent de telles pratiques qui finiront d'ailleurs par devenir ringardes et dont l'objectif sera l'inverse de celui que vous voulez atteindre : la baisse de vos ventes. Pour ma part, je n'achèterai plus vos produits et je ferai circuler le message autour de moi. J'écris ce jour même au Bureau de Vérification de la Publicité et je transmets le double de ma lettre à La Meute et à Nicole Péry, Secrétaire d'Etat aux droits des femmes. En espérant que beaucoup d'autres consommateurs vous écriront leur indignation et que vous retirerez cette publicité indigne, je vous prie de croire, Monsieur le Président, en mon écoeurement sincère." Dany Masse réponse "Madame, Je regrette profondément que la nouvelle campagne d'affichage PERRIER ait pu vous déplaire. En effet, l'objectif de notre communication n'était surtout pas de choquer nos consommateurs. Le but de cette campagne est de démontrer la capacité de PERRIER à rafraîchir en utilisant l'humour et l'exagération que peut se permettre la publicité. Nous avons cherché à illustrer l'affirmation que PERRIER est tellement rafraîchissante qu'il vaut mieux s'équiper chaudement avant d'en consommer. Nous présentons donc trois types de maillots de bain représentatifs de ce que l'on peut voir sur les plages en période estivale: un maillot boxer short d'homme (mais réalisé en doudoune!), un bikini (en fausse fourrure!) et un string (en laine polaire!). Ces visuels fondés sur l'humour n'ont pas pour intention de créer une quelconque polémique et j'espère très sincèrement que la lecture de cette lettre aidera à lever ce quiproquo que nous regrettons fortement. Particulièrement vigilants quant à la qualité de nos produits et à l'image de PERRIER, nous sommes très attachés à l'avis de nos consommateurs. Soyez donc assurée que nous tiendrons compte de vos remarques lors de nos prochaines créations publicitaires. Nous restons à votre écoute et vous prions d'agréer, etc". Alain DORFNER |
affiches 4m x 3 > vêtements
ACTION maculer le visuel avec de la peinture.
affiches 4m x 3 et sucettes > café
ACTION
maculer le visuel avec de la peinture.
Coller des autocollants Un café sans sexe,
s'il vous plaît
affiches 4m x 3 > bowling
ACTION maculer le visuel avec de la peinture
ACTION maculer le visuel avec de la peinture
ACTION maculer le visuel avec de la peinture
ACTION maculer le visuel avec de la peinture
ACTION maculer le visuel avec de la peinture
DESCRIPTION |
ANALYSE
La femme a l'air d'une potiche mise là en plein milieu juste pour satisfaire le regard d'on ne sait pas qui. Elle est saucissonnée, bien emballée, comme conditionnée prête à être mise en rayon. La situation se veut sado-masochiste pour répondre à une tendance en vogue. En effet, la position de la femme n'est guère enviable et on éprouve un malaise à la regarder. Bien entendu, le visuel n'a rien à voir avec le produit outre le fait qu'il dit que même dans cet état une femme peut encore remplir cette tâche qui lui incombe naturellement : faire le café et le sevice. |
AUTRES "Je me suis adressée à BVP, en leur envoyant par mail mes commentaires sur les affiches "Lavazza". J'ai reçu une lettre avec une longue explication sur ce qu'est BVP et, à la fin : "Nous vous infor-mons, enfin, que nous sommes intervenus auprès de l'agence et de l'annonceur pour leur faire part de nos obser-vations mais nous allons, bien évidement, les tenir informés de votre réaction". Ce n'est pas très concret, mais bon." Spasa Ratkovic |
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"Il
faut leur dire par e-mail ce que l'on pense : "vous méprisez
les femmes, elle méprisent vos produits" (ils les ont
scotchées comme des saucissons) Cordialement, Katy EXPRIMEZ-VOUS
! RÉAGISSEZ À CETTE PUBLICITÉ SEXISTE EXHIBANT
UNE FEMME-OBJET !" Katy. Pour écrire :
info@lavazza.it
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![]() |
La
goutte d' eau qui a fait déborder Lavazza (Communiqué
de presse)). Le dimanche 18 novembre 2001 en début d' après-midi,
le collectif contre le publisexisme a pénétré
dans le Salon Paris-Photo (au Carrousel du Louvre) pour manifester
de façon non-violente contre la campagne de publicité
sexiste de Lavazza (exposée au salon) et en informer les personnes
présentes. Le collectif contre le publisexisme demande l'arrêt
de la campagne et la disparition de toutes les images de soumission
qui exploitent le corps des femmes. Face à cette manifestation
pacifique (de nombreux tracts ont été distribués),
les vigiles de l' exposition sont intervenus violemment (avec
insultes et menaces) et ont expulsé le collectif
manu-militari (deux personnes ont reçu des coups). En ce samedi 8 décembre 200, dans la matinée, une quinzaine de personnes du Collectif Contre le Publisexisme sont intervenues dans l'hypermarché Auchan de Bagnolet (93). Nous avons vidé des rayons tous les produits de la marque Lavazza pour les exhiber dans tout le magasin afin d'informer les gens du caractère sexiste de la campagne publicitaire Lavazza. Nous avons pu circuler librement pendant 30 minutes, avec les encouragements de nombreuses personnes, jusqu'à l'intervention d'une dizaine de vigiles, qui nous ont évacué-e-s à la sortie du magasin, où les forces de l'ordre nous accueilli e s. |
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"Lavazza a lancé une campagne d'affiches, avec pour slogan : "express yourself". L'une d'elle représente une femme nue au corps en partie couvert par des auto-collants portant le nom de la marque. À l'évidence, cette mise en scène visuelle traduit la réification du mannequin et, au-delà de toutes les femmes : Soit l'intéressée n'est rien d'autre qu'un support publicitaire comme peuvent l'être un panneau d'affichage, un poteau, un mur... , soit elle est le "produit" offert/vendu par ladite marque. Les espèces de jambières que porte le modèle et les auto-collants sur son corps donnent l'image d'une femme "ligotée", ce qui crée une "ambiance" sado-maso. Une autre affiche représente une femme avec une tasse de café en guise de chapeau. C'est là une autre forme de réification puisque l'on peut considérer que l'intéressée n'est rien d'autre qu'un... plateau ! En outre, on peut y voir l'image d'une femme réduite au rôle de servante, une servante docile, soumise qui plus est puisque c'est son propre corps qui est l"'instrument" dont elle se sert pour assurer sa "fonction". Dans les deux cas, la signification symbolique d'une femme soumise est manifeste." Jean-Charles CABANEL, Lille "[...]"Mais
qu'a fait le BVP ? " Rien
Hier on nous assurait que les
publicitaires allaient s'autoréguler et cela en moins d'une
année probatoire. Enfin des publicités où le
corps de la Femme n'est pas maltraité, exploité pour
de basses besognes. Enfin une once de lucidité dans l'il
du publicitaire en manque d'inspiration. "C'est aux agences de
s'autoréguler. Nous ne pouvons pas juger le contenu des annonces
à leur place", assuraient les professionnels (Le Monde
du 20.10.2001). Ils n'allaient pas donner la corde pour se faire pendre
!! S'autoréguler ? !? Vaste plaisanterie ! Du pain et des jeux.
Au lieu de cela on voit s'étaler sur nos abris bus des femmes
à demi-nue vantant les mérites d'un café. "Express
yourself'", qu'ils disaient
Le rapport entre une femme
dévêtue et un bon café noir ? Aucun
C'est
pourtant par une femme tantôt enroulée dans du scotch
estampillé Lavazza (façon Barbarella des temps modernes
tendance rue St Denis), tantôt ne portant rien d'autre que sous-vêtements,
bas résilles et une énorme tasse et sa soucoupe sur
la tête (et pourquoi pas une gourde tant que vous y êtes
? Quitte à réduire la femme à un objet autant
bien le choisir !) De l'autorégulation
Nous ne sommes
plus au siècle de Montaigne mais pourtant certains obscurantismes
résistent encore et toujours
. A quoi bon s'auto discipliner
puisqu'on satisfait les féministes avec de la poudre aux
yeux ? Car "autocontrôle" et "Rapport sur
l'image de la femme dans la publicité" ne sont qu'une
façon d'apaiser les passions des unes et des autres. Tel Woodrow
Wilson en 1914, vous nous avez offert notre os à ronger, histoire
de nous contenter. Qu'a donc bien pu faire ce brave homme pour s'attirer
l'ire des suffragettes américaines ? Il leur a offert, comble
de sa générosité, la belle et compensatoire "Fête
des mères" qui aujourd'hui encore fait l'affaire des commerçants
et des publicitaires ! Le message était alors très clair
: "Occupez-vous bien de vos marmites et de vos marmots, la politique
ce n'est point pour vous !" Votre message est aujourd'hui aussi
limpide : donnons aux féministes et autres contestataires de
maigres garanties qui prouveraient notre bonne volonté et invoquons
l'autorégulation pour calmer leurs ardeurs !! Du pain et des
jeux
Messieurs des hautes sphères, redescendez sur Terre
! Sachez que, telles les suffragettes qui obtinrent finalement le
droit de vote, nous obtiendrons le respect du corps humain dans son
traitement publicitaire et autrement qu'avec une hypocrite et inefficace
autorégulation. Et permettez-moi de conclure : nous ne ferons
pas "Pschitt !" " Darkie "Espress yourself (exprimez-vous) de LAVAZZA. Description : il y a deux publicités pour la marque de ce café LAVAZZA. La première représente une femme complètement nue qui porte des adhésifs sur tout le corps de la marque Lavazza en bleu et rouge et des adhésifs en forme de lèvres, elle porte dans la main une petite tasse à café Lavazza. L'autre : une femme se promenant dans la rue en soutien gorge et culotte et collants troués, elle porte sur la tête comme un chapeau une tasse à café de la marque LAVAZZA. Analyse : Je ne comprends pas le rapport entre le produit (du café italien) et les slogans publicitaires. Pourquoi avoir utilisé des femmes à moitié nues encore une fois pour un produit de consommation courante ?" Patricia Pacitti, Lyon. "C'est une femme noire avec des grooooos seins qui a l'air d'une imbécile recouverte à peine (ou enroulée) avec des étiquettes du café Lavazza; c'est bien la "Black" objet repugnante! Ça représente encore une fois la femme pulpeuse, avec l'air d'un objet étiqueté partout. Ca me fatigue de voir tout le temps des femmes avec l'air idiot, avec un corps de top model et des seins siliconés !" |
RE-ACTIONS
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Le
pari est ambitieux car les annonceurs disposent d'importants moyens
de nous imposer leurs "créations" et les supports hiddeux
déjà innombrables continuent à pousser comme des
champignons, une bonne partie dans l'illégalité... la
résistance des citoyens est requise pour préserver l'espace
public.
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RE-ACTIONS
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novembre
2001
"Centrale échangisme" point presse |
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novembre
2001 "Max(imal)"
kiosques
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novembre
2001 "Interconnexion" |
novembre
2001 |
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juillet
2001 Discothèq. "NewVamping"
sauvage
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novembre
2001
messageries "érotiques" |
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novembre
2001
"But" sucette |
novembre
2001 "Photo"
(Lavazza) Kiosques
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octobre
2001 |
sept
2001
"Hom" sucette |
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novembre
2001
messageries "érotiques" |
octobre
2001
"Addict" sucette |
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septembre
2001 "Union"
Kiosques
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septembre
2001 |
Juillet
2001 "Cosmopolitain"
kiosq.
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juillet
2001
"EstWeat" PLV |
Juillet
2001
"Sloggi" sucette |
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juillet
2001
"Jennyfer" PLV |
juillet
2001
"MEXX" PLV |
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juillet
2001Discothèq. "Top
27" sauvage
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juillet
2001 messageries "érotiques"
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